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Agri-influence : le potentiel sous-exploité d'un écosystème en pleine mutation

Le 12 mars 2026
Par Reech

Quand on parle de marketing d’influence, les réflexes stratégiques s'orientent naturellement vers la beauté, le lifestyle, la tech ou le gaming.

L’agriculture, elle, a longtemps souffert d'un biais de représentation, perçue à tort comme un secteur déconnecté des dynamiques digitales.

Et pourtant, le sujet est en train de changer d’échelle.

À l’occasion d’un temps fort dédié à l’influence agricole au Salon international de l’agriculture (SIA’PRO), l’équipe des Blacks Moutons a présenté les résultats d’un Baromètre de l’Influence Agricole, avec une keynote de Reech consacrée aux chiffres clés de la creator economy et à l’évolution du secteur. 

Pour les marques et les agences, il est temps de poser une lecture experte sur ce segment. Voici ce qu'il faut retenir pour bien appréhender l'influence agricole.

 

Au sommaire de cet article : 


 

 

Une audience experte et un pouvoir de prescription massif

 

L'idée selon laquelle le monde agricole serait hermétique aux créateurs de contenu est obsolète. Aujourd'hui, 9 agriculteurs sur 10 consultent des contenus d’influence au moins une fois par jour.

Mais là où l'agri-influence se distingue particulièrement, c'est sur son taux de conversion. 65 % des agriculteurs affirment avoir déjà modifié une pratique professionnelle ou réalisé un achat suite à une campagne d’influence. Si, sur le marché global, 75 % des consommateurs sont déjà passés à l'acte d'achat suite à une recommandation (source : Etude Reech 2025), la performance dans le secteur agricole est d'autant plus remarquable qu'elle concerne des décisions techniques, rationnelles et très engageantes.

Nous sommes ici face à un puissant levier de prescription B2B, où l'expertise prime sur l'impulsion.



Les codes du secteur : pédagogie, temps long et ancrage dans le réel

 

Les créateurs de la verticale agricole possèdent une singularité forte : ce sont des professionnels avant d'être des créateurs de contenu. Leur prise de parole ne repose pas sur une logique purement affinitaire ou aspirationnelle, mais sur la transmission, le retour d'expérience et la pédagogie.

Cette dynamique dicte le choix des plateformes. Si Instagram et TikTok sont très utilisés, YouTube occupe une place centrale grâce à ses formats longs, indispensables pour contextualiser une pratique, comparer du matériel ou démontrer une technique sur le terrain.

Pour les marques, l'enjeu n'est donc pas la simple course à la visibilité, mais la crédibilité contextualisée. Les audiences ne consomment pas passivement : elles cherchent des preuves concrètes et des repères professionnels.

 

 

Un marché en structuration : l'opportunité d'une présence "Always-On"

 

Si l'audience est au rendez-vous, l'écosystème, lui, est encore dans une phase de maturité intermédiaire. À ce jour, 45 % des créateurs agricoles ne sont pas rémunérés pour leurs collaborations, un contraste saisissant avec le marché global où la rémunération est la norme pour 86 % des agences (source : Etude Reech 2026). Du côté des annonceurs, seuls 27,8 % consacrent 5 % ou plus de leur budget digital à ce levier.

 

Plutôt que d'y voir un retard, les stratèges de l'influence doivent y voir une opportunité de préemption. L'agri-influence est encore dominée par des opérations ponctuelles. Il y a donc une place à prendre pour les marques capables de déployer des dispositifs pérennes (programmes ambassadeurs, always-on, co-création longue durée) dans un environnement encore préservé de la saturation publicitaire.

Des signaux forts montrent d'ailleurs que le secteur se professionnalise rapidement, à l'image du Concours Espoirs de l’Influence Agricole, dont la 3ème édition s'est tenue en 2026, et qui valorise précisément la capacité des créateurs à éduquer et engager leur communauté sur la durée.

 

Au-delà du tracteur : des territoires de marque inattendus

 

C'est l'erreur de ciblage la plus courante : penser que l'agri-influence est réservée aux coopératives et aux constructeurs de machines agricoles.

Les agriculteurs parlent d'un métier, mais aussi d'un territoire, d'un mode de vie et d'enjeux sociétaux majeurs (climat, souveraineté alimentaire, transition). Ces thématiques résonnent d'ailleurs avec les attentes éthiques des Français, qui demandent à l'influence de s'engager sur la protection de l'environnement (39 %) ou la lutte contre la surconsommation (44 %) (source : Etude Reech 2025).

Ainsi, la verticale agricole est un point de contact hautement qualifié pour de nombreux autres secteurs : la banque, l'assurance, l'énergie, la mobilité, le tourisme, ou encore les services B2B.

 

 

Mesure de la performance : la difficulté de calcul du ROI

 

Le frein n°1 identifié reste la difficulté à calculer le ROI.

Et c’est un point important : ce frein ne signifie pas que l’influence est un levier peu performant. Il signifie surtout que sa performance est souvent complexe à mesurer techniquement, en particulier lorsque les objectifs sont multiples (notoriété, considération, pédagogie, recrutement, conversion, adoption de pratiques…).

Ce constat dépasse d’ailleurs largement le seul cadre de l’agri-influence. Dans l’Étude Reech 2026, 52 % des annonceurs citent la difficulté à mesurer le ROI comme frein principal, alors que seulement 19 % évoquent un ROI insuffisant du levier. Autrement dit : le sujet n’est pas d’abord l’inefficacité de l’influence, mais la capacité à en objectiver la performance.

Dans l’agriculture, cette difficulté peut être encore plus marquée, car les cycles de décision sont parfois plus longs, les impacts plus indirects et les objectifs plus hybrides. D’où un enjeu clé pour les marques : mieux cadrer les objectifs en amont, distinguer notoriété / considération / conversion, et construire des dispositifs de mesure adaptés au contexte.

 

 


L’agri-influence n’apparaît plus comme un sujet marginal. Les usages sont là, les audiences sont engagées, les créateurs se professionnalisent et les signaux de structuration se multiplient.

Ce qui en fait aujourd’hui un terrain particulièrement intéressant, c’est justement son niveau de maturité intermédiaire : le marché existe déjà, mais il reste moins saturé et moins structuré que d’autres verticales plus installées.

Autrement dit, il y a encore de la place pour construire des approches pertinentes, durables et adaptées au terrain.

L’opportunité ne concerne d’ailleurs pas uniquement les acteurs agricoles au sens strict. Assurance, banque, énergie, formation, recrutement, tourisme et hôtellerie ou services B2B peuvent aussi y trouver un levier efficace pour toucher des audiences qualifiées, professionnelles et territoriales.

Plus qu’une tendance, l’agri-influence ressemble donc à un secteur en train de se structurer — avec un potentiel de rattrapage important pour les marques qui sauront l’aborder avec méthode.

 

FAQ 

 

Qu’est-ce que l’agri-influence ?

L’agri-influence désigne les contenus créés sur les réseaux sociaux par des agriculteurs, professionnels du secteur ou créateurs spécialisés, autour des pratiques agricoles, du quotidien métier, des enjeux du secteur et des produits/services liés à cet univers.

 

Qui sont les agri-influenceurs ?

La grande spécificité de l'agri-influence est que ces créateurs sont des professionnels avant d'être des créateurs de contenu. Contrairement à d'autres secteurs où l'influence naît d'un hobby, leur légitimité s'ancre dans leur quotidien terrain et leur expertise métier. Leurs contenus sont donc avant tout axés sur la pédagogie, le retour d'expérience et la transmission.

 

L'agri-influence est-elle réservée uniquement aux acteurs du monde agricole ?

Non, c'est l'une des idées reçues les plus courantes. Les créateurs agricoles parlent de leur métier, mais aussi d'un territoire, d'un mode de vie et d'un écosystème économique. L'agri-influence s'avère donc être un levier stratégique très efficace pour d'autres secteurs comme la banque, l'assurance, l'énergie, la mobilité, le tourisme ou l'hôtellerie ou encore des sujets de marque employeur.

 

Quels réseaux sociaux sont les plus utilisés en agri-influence ?

Instagram, TikTok et YouTube ressortent comme des plateformes clés, avec une place importante pour les formats longs sur YouTube en raison du besoin d’explication et de pédagogie.

 

Quel est le principal frein au développement de l’agri-influence ?

Comme dans les autres secteurs, la mesure du ROI reste le frein principal, notamment en raison de cycles de décision plus longs et d’objectifs parfois hybrides (image, pédagogie, recrutement, conversion).

 

A propos de l'auteur

Reech

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